L’Astroballe ne fait plus peur aux adversaires de l’Asvel

J.D. Jackson, le coach de l'Asvel

J.D. Jackson (crédit: Obuzzer)

Battu dimanche par Pau-Lacq-Orthez, le champion de France réalise l’une des plus mauvaises saisons à domicile de son histoire…

L’embellie aura été de courte durée. Une semaine après avoir atteint la finale de la Leaders Cup, l’Asvel s’est inclinée dimanche sur son parquet devant Pau-Lacq-Orthez (63-72), concédant ainsi sa troisième défaite consécutive en championnat. Une première cette saison. «C’est terrible ! Nous sommes à nouveau dans le dur», constate J.D. Jackson, le coach villeurbannais.

Toujours en quête de son premier succès depuis le début de la phase retour, le champion de France a en effet perdu tout le bénéfice acquis en fin d’année lorsqu’il avait réussi à se hisser aux portes du Top 4. Celui-ci semble aujourd’hui hors d’atteinte, l’Asvel comptant quatre victoires de retard sur Nanterre (4e), qui possède par ailleurs le point-average (+ 17). «Mathématiquement, ce n’est pas inaccessible, estime J.D. Jackson. Mais maintenant nous regardons derrière nous. C’est chaud, car il y a des équipes fortes comme Le Mans et Limoges. Nous ne visons pas l’avantage du terrain. Nous pensons surtout à nous qualifier pour les playoffs.»

Cela passe notamment par de meilleures performances à la maison, où les partenaires de Trenton Meacham ont déjà concédé six défaites en onze journées. «C’est inquiétant, reconnaît J.D. Jackson. Il va falloir que nous en parlions ensemble, car il n’y a rien de pire pour une équipe que de ne pas se sentir forte et en confiance à domicile», ajoute-t-il.

Le spectre d’une saison sans playoffs

A ce rythme, l’Asvel pourrait battre son triste record établi lors des saisons 1991-1992, 1992-1993, 2003-2004 et 2009-2010 (7 défaites). Pour l’heure, elle a subi autant de défaites qu’il y a deux ans, ce qui ne l’avait pas empêchée, à l’époque, de se qualifier pour les playoffs.

Ce manque d’efficacité à domicile durant la saison régulière de Pro A n’est pas spécifique à l’exercice en cours. On l’observe depuis plusieurs années, sans qu’il y ait forcément d’explications rationnelles. Depuis l’inauguration de l’Astroballe en 1995, la «Green Team» a ainsi remporté 266 des 338 matchs qu’elle a disputés. Soit un taux de réussite de 78,7 %. Mais celui-ci est terni par les résultats des huit derniers exercices, au cours desquels le club villeurbannais n’a remporté «que» 79 matchs sur 120 (65,8 % de réussite).

Durant cette période, l’Asvel a souvent été sur la corde raide pour décrocher sa qualification en playoffs, à l’exception de la saison 2012-2013 où elle avait terminé 3e après n’avoir concédé que deux défaites à domicile. Elle a en revanche échoué en 2009-2010 (9e, 7 défaites) et en 2011-2012 (12e, 6 défaites), faute d’avoir réussi à compenser ses échecs à l’Astroballe par suffisamment de succès à l’extérieur.

Si l’Asvel est encore dans les clous cette saison pour atteindre les phases finales, elle le doit justement à ses performances en déplacement, où elle affiche un bilan positif (5 v – 4 d). A confirmer dès samedi prochain sur le parquet du Paris-Levallois.

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