EuroCup: L’Asvel a une revanche à prendre sur l’Unics Kazan

Kazan

Le 26 septembre 2014, l’Unics Kazan de Curtis Jerrells faisait chuter l’Asvel de Yohann Sangaré et Amara Sy lors de la finale du tournoi qualificatif à l’Euroligue (crédit: Filip Vanloocke).

Le club villeurbannais débute la seconde phase de poules de l’EuroCup (Top 16) ce mercredi par un déplacement à Kazan, sur le parquet de l’un des favoris de la compétition…

C’est un mauvais souvenir à exorciser. Ce mercredi, l’Asvel retrouve l’Unics Kazan, qui lui avait barré la route de l’Euroligue il y a trois ans, lors de la finale du tournoi qualificatif disputé à Ostende (Belgique).

En dépit d’une avance de 19 points acquise en début de seconde période (60-41 à la 24e), les Villeurbannais, alors dirigés par Pierre Vincent, n’avaient pas réussi à tenir la distance face aux Russes, vainqueurs 88 à 79, au grand dam de Tony Parker, qui étrennait pour l’occasion son costume de président.

Les deux clubs ont depuis considérablement renouvelé leurs effectifs. L’Asvel n’a conservé que David Lighty, tandis que Kazan alignait encore en début de saison l’intérieur Kostas Kaimakoglou (34 ans), avant que l’international grec ne se blesse gravement à un genou.

Pour le remplacer, les dirigeants russes ont recruté le Sénégalais Maurice Ndour, passé auparavant par le Real Madrid et les Knicks de New York (32 matchs la saison dernière). Celui-ci a rejoint un groupe cosmopolite (8 nationalités différentes), pléthorique (14 joueurs) et de qualité, dont la force réside dans l’axe meneur-pivot, avec l’Espagnol Quino Colom et le Gabonais Stephane Lasme, deux des meilleurs joueurs de la première phase de la compétition.

Charles Kahudi et J.D. Jackson se sont déjà imposés à Kazan

Dirigé par le Grec Dimitrios Priftis, qui avait croisé la route de l’Asvel la saison dernière en Champions League à l’époque où il officiait à l’Aris Salonique (élimination en 8e de finale), Kazan a remporté 14 de ses 18 matchs officiels, toutes compétitions confondues.

En EuroCup, où il est habitué à jouer les premiers rôles depuis une dizaine d’années (vainqueur en 2011, finaliste en 2014, demi-finaliste en 2007 et 2015 et quart de finaliste en 2008 et 2013), le club de la capitale du Tatarstan affiche le même bilan que celui de l’Asvel (7 victoires et 3 défaites).

Mais les Villeurbannais n’ont aucune raison de se faire une montagne de leurs adversaires. D’autant plus au regard de leurs dernières sorties sur la scène continentale, où ils sont invaincus depuis cinq rencontres, dont trois à l’extérieur.

La Basket-Hall Arena de Kazan n’a rien d’une citadelle imprenable. Y compris pour les clubs français. Strasbourg s’y était imposé le 4 février 2015 (60-82), avant d’atteindre la finale de l’EuroCup. Le Mans avait précédé le club alsacien, cinq ans plus tôt (63-67). Charles Kahudi et J.D. Jackson s’en souviennent certainement.

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