Pro A: L’Asvel veut retrouver les clés de l’Astroballe

Astroballe

Kingo, le roi de l’Astroballe, compte sur le soutien du public pour régner sur son territoire (crédit: Obuzzer)

Après avoir réalisé la plus mauvaise saison à domicile de son histoire en championnat, le club villeurbannais aspire à redevenir intraitable dans sa salle, où Limoges débarque ce dimanche pour le coup d’envoi de la Pro A…

C’est un record dont l’Asvel se serait bien passée. En concédant 11 défaites à domicile en 20 rencontres de Pro A lors du précédent exercice (8 en saison régulière et 3 en play-offs), les partenaires de Charles Kahudi sont entrés dans l’histoire du club. De fait, jamais auparavant celui-ci n’avait subi plus de 8 revers sur son parquet au cours d’une saison.

«Ça reste une grande frustration, reconnaît J.D. Jackson. Nous étions pourtant très investis en général à l’extérieur, où nous avons remporté des victoires importantes, mais à domicile nous avons souvent manqué de vigilance et de concentration. Nous n’avions pas l’instinct du tueur pour plier les matchs. Cela nous a coûté très cher au classement (8e), ainsi qu’en play-offs alors que nous avions tout pour aller en finale», regrette le coach de la «Green Team».

22 ans que l’Asvel n’a pas réalisé un sans faute à domicile en championnat

Les deux revers concédés à la maison contre Strasbourg en demi-finales, alors que ses joueurs avaient remporté les deux premières manches en Alsace, lui reste encore en travers de la gorge. Le technicien franco-canadien est donc déterminé à «rectifier le tir» et à «inverser la tendance cette saison.» Et pourquoi pas à réaliser un sans faute à l’Astroballe, ce qui n’est arrivé qu’une seule fois depuis que l’Asvel évolue dans cette salle, lors de la saison 1995-1996 (19 victoires).

Toutefois J.D. Jackson n’a pas jugé nécessaire de sensibiliser son groupe sur les difficultés rencontrées la saison dernière à domicile. «Les anciens s’en souviennent et seront sûrement méfiants. Quant aux nouveaux, ça ne sert à rien de leur polluer l’esprit avec ça», estime-t-il. En revanche, il leur recommande la plus grande vigilance avant d’accueillir Limoges, ce dimanche. Car un premier match à domicile est souvent compliqué à aborder. «C’est plus simple de débuter à l’extérieur car la pression est sur l’équipe qui reçoit», confirme-t-il.

L’Asvel reste sur trois défaites à l’Astroballe en journée inaugurale

L’Asvel en a fait l’amère expérience au cours de la dernière décennie, puisqu’à chaque fois qu’elle a dû disputer la journée inaugurale devant son public elle s’est inclinée : en 2009 devant Dijon (75-81), en 2013 devant Strasbourg (82-86) et l’an dernier face à Monaco (74-90). «Il faut qu’on soit tout de suite prêt dans l’engagement», exhorte le coach villeurbannais, qui n’a pas été rassuré par les deux derniers matchs de préparation, perdus le week-end dernier en Sardaigne devant Sassari (80-88) et Buducnost Podgorica (63-81). «Nous avons vu le potentiel de l’équipe, mais pas sur 40 minutes, déplore J.D. Jackson. Nous n’avons pas été constants dans l’effort collectif, alors que j’espérais voir une nette amélioration en fin de préparation

Tout l’inverse de Limoges, qui s’apprête à débarquer à l’Astroballe fort d’un bilan de 7 succès en 8 matchs de présaison, dont le dernier a tourné à la démonstration face à Pau-Lacq-Orthez (99-75).

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