Asvel vs Limoges, le duel des cancres

DaShaun Wood, le meneur de Limoges

DaShaun Wood, le meneur de Limoges (crédit : LNB / IS / Bellenger)

Les deux derniers champions de France s’affrontent ce samedi, à l’Astroballe…

On vous voit déjà sauter au plafond à la vue de notre titre. On vous l’accorde, celui-ci est un brin provocateur. Quel que soit le contexte, l’opposition entre l’Asvel et Limoges est toujours un sommet du basket français, celui entre les deux clubs les plus titrés du championnat (18 pour l’Asvel, 11 pour Limoges).

Il n’en demeure pas moins que le 83e duel (saison régulière et play-offs confondus) entre ces deux institutions a la particularité de mettre aux prises l’une des équipes les moins efficaces à domicile (Villeurbanne) contre celle qui présente l’un des plus mauvais bilan à l’extérieur (Limoges).

Intraitable sur son parquet en Champions League (2 succès), le club villeurbannais éprouve les pires difficultés à se faire respecter en championnat. Il s’est déjà incliné trois fois à l’Astroballe en cinq matchs, soit quasiment autant que lors du précédent exercice (4 défaites). Et ses succès devant Le Portel (75-64) et Gravelines (73-70) ont été obtenus à chaque fois dans la douleur, après avoir été mené à la pause (30-33 et 29-30). «Nous sommes en recherche de confiance devant notre public», confirme le coach J.D. Jackson, pour qui la clé du succès passera «par l’envie.»

Limoges est le club qui possède le meilleur taux de réussite en terre villeurbannaise

La motivation des Limougeauds sera également mise à l’épreuve, eux qui restent sur quatre défaites consécutives en déplacement. Les deux dernières, concédées à Chalon-sur-Saône (90-66) et à Strasbourg (79-60), ont été douloureuses pour les hommes de Dusko Vujosevic, qui ne se sont imposés qu’à Nancy cette saison (94-100). «Ils ont du talent pour nous mettre en difficulté», prévient J.D. Jackson.

Cela a souvent été le cas par le passé, bien que les équipes étaient différentes. Le CSP est d’ailleurs le club qui possède le meilleur taux de réussite en terre villeurbannaise (46,3 %), où il s’est imposé 19 fois lors de ses 41 précédents déplacements. Ses quatre dernières visites à l’Astroballe, où il n’a plus perdu depuis le 28 décembre 2012 (79-56), se sont soldées par autant de succès.

L ‘Asvel a donc l’occasion de mettre fin à cette mauvaise série, une semaine après en avoir brisé une autre à Dijon, où la «Green Team» restait sur sept échecs.

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