Quatre choses que vous ne savez (peut-être) pas sur Michel Morandais

Le remplaçant de Charles Kahudi effectue ses débuts sous le maillot de l’Asvel, ce samedi, face à Monaco. L’occasion de faire un peu mieux sa connaissance…

Il marche sur les traces d’Alain Gilles

Michel Morandais

Michel Morandais (crédit : Obuzzer)

Depuis la retraite de son célèbre barbu, l’Asvel en a vu défiler des joueurs ayant passé le cap de la trentaine. Mais peu ont atteint celui des 35 ans durant leur séjour à Villeurbanne. Il y eut Jim Galla (1996), Ronnie Smith (1997), Delaney Rudd (1997), Laurent Foirest (2008), Uche Nsonwu-Amadi (2013) et David Andersen (2015). Il y a désormais Michel Morandais.

Modèle de longévité, l’ancien international fait même mieux que ses prédécesseurs, qui n’ont jamais revêtu la tunique verte à l’approche de leurs 38 ans. Le Guadeloupéen les fêtera le 10 janvier prochain. Il aura alors terminé sa pige à Villeurbanne. Mais il aura réussi à inscrire son nom dans l’histoire du club au côté de celui d’Alain Gilles. Au même âge, le génial numéro 4, qui cumulait les fonctions de manager, continuait à gambader allègrement sur les parquets. Il fut encore prépondérant, à 38 ans et des brouettes, pour terrasser le Stade Français en finale de la Coupe de la Fédération, le 31 mars 1984. Et il effectua un dernier tour de piste, l’espace de quelques secondes, deux ans plus tard, face à Limoges, cinq jours après avoir fêté ses 41 ans.

Il détient un record en Euroligue

Michel Morandais a inscrit beaucoup de points durant sa carrière. Ses qualités athlétiques lui ont également permis de s’illustrer dans d’autres domaines, notamment celui du rebond. Du haut de ses 195 centimètres, il en a ainsi capté 16, dont 15 défensifs, lors d’un match d’Euroligue remporté avec Naples, le 25 janvier 2007, sur le parquet du Fenerbahçe Istanbul (88-93). Une performance unique pour un joueur français de moins de 2,00 m. Florent Pietrus (20 rebonds) et Vasco Evtimov (17) ont certes fait mieux. Mais ce sont deux intérieurs qui culminent respectivement à 2,02 m et 2,05 m. A son poste d’ailier, Michel Morandais n’est finalement devancé que par le Russe Ruslan Avleev (1,98 m), crédité avec Perm de 18 rebonds contre Ostende, en 2001.

Il a joué une saison en amateur

De la NCAA à la Pro B, en passant par l’Espagne, l’Italie et l’équipe de France, Michel Morandais a connu un parcours atypique. Lors de la saison 2012-2013, il a carrément disparu des radars, faute d’offres satisfaisantes, après une expérience mitigée au Paris-Levallois. «Au lieu d’être le premier choix, comme par le passé, je n’étais plus qu’une solution de secours (…) J’ai aussi eu des propositions exotiques, notamment au Moyen-Orient, en Arabie Saoudite ou en Iran, mais je ne voulais pas en entendre parler», confiait-il, il y a deux ans, à France-Antilles. Le Guadeloupéen a finalement préféré s’entretenir sur son île natale et signer une licence amateur au Phoenix 95. Une parenthèse dans une carrière qui sera totalement relancée la saison suivante, à Châlons-Reims. Au point d’être sacré meilleur joueur et meilleur marqueur français de Pro B, en 2014.

Il se verrait bien consultant TV

Entre la fin de son aventure champenoise, en juin dernier, et la proposition de l’Asvel, Michel Morandais a eu le temps de songer à sa reconversion. Il a notamment envisagé de se muer en consultant TV. La preuve avec ce tweet dans lequel il propose ses services au diffuseur de la Pro A.

On ne sait pas si son appel du pied a suscité l’intérêt de la chaîne. Toujours est-il que dans l’immédiat, Michel Morandais va continuer à faire ce qu’il maitrise le mieux : jouer au basket.

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One Reply to “Quatre choses que vous ne savez (peut-être) pas sur Michel Morandais”

  1. Michel nous a enchantés durant 3 ans au CCRB où son talent, son charisme et son sens de l’union du groupe ont permis à ce club de progresser toujours de plus en plus.
    Nous le regrettons déjà, Michel est une belle personne respectueuse avec du caractère quand il en faut et une polyvalence à toute épreuve sur le terrain.
    Le basket est sa vie, j’aurais aimé le savoir coach, qui sait….
    Merci Michel pour tout ce plaisir que tu nous a donné et le bisou de fin de match lol

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