Le duel entre l’Asvel et le Zenith Saint-Petersbourg en 5 chiffres

Drew Gordon, intérieur du Zenith Saint-Petersbourg

Drew Gordon est l’un des quatre joueurs du Zenith Saint-Petersbourg à avoir évolué en NBA (crédit: zenitbasket)

Pour son troisième match en EuroCup, l’Asvel s’attaque ce mercredi à une montagne. La formation de J.D. Jackson accueille en effet le Zenith Saint-Petersbourg. Ce club sponsorisé par le géant russe de l’énergie Gazprom est l’un des principaux favoris de la compétition, dont il avait atteint les quarts de finale la saison dernière. Avant ce duel, voici les cinq chiffres qu’il faut retenir…

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Cela fait presque 15 ans que l’Asvel n’a plus battu un club russe. Son dernier succès, obtenu à l’Astroballe face au CSKA Moscou (99-87), remonte au 31 octobre 2002, en phase de poules de l’Euroligue. La formation villeurbannaise, alors dirigée par Philippe Hervé, avait pu compter sur deux grosses performances de Robert Gulyas (23 points, 6 rebonds) et Yann Bonato (19 points, 6 rebonds, 3 passes) pour terrasser le géant moscovite, qui comptait alors dans ses rangs Théodoros Papaloukas, Victor Khryapa, Darius Songaila ou J.R. Holden.

Sévèrement battue lors du match retour (85-65), l’Asvel a ensuite perdu face au Khimki Moscou lors du Last 16 de l’EuroCup 2012 (80-86 à Moscou, 79-83 à Villeurbanne), avant d’échouer devant Kazan (79-88), le 26 septembre 2014 à Ostende (Belgique), en finale du tournoi de qualification à l’Euroligue. Un bien mauvais souvenir pour le club de Tony Parker, qui avait compté jusqu’à 19 points d’avance à un quart d’heure de la fin (60-41).

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Le Zenith Saint-Petersbourg est invaincu sur le sol français, où il s’est produit en quatre occasions. La dernière fois c’était à Strasbourg (61-73), le 10 février 2015, lors de la dernière journée du Last 32 de l’EuroCup.

Un an auparavant, le 14 janvier 2014, dans le cadre du Last 16 de l’EuroChallenge, Dijon s’était incliné dans sa salle (66-68), face à cet adversaire qui se nommait alors Triumph Lyubertsy.

C’est sous cette appellation que le club russe s’est également imposé deux fois au Mans, en phase de poules de l’EuroCup: le 24 novembre 2009 (74-77) et le 7 novembre 2012 (71-76). J.D. Jackson, qui dirigeait la formation sarthoise, dans laquelle évoluait Charles Kahudi, se souvient très bien de cette dernière opposition. «En face il y avait une formidable équipe avec Tywain McKee [qui a ensuite évolué au Mans en 2015-2016] et Sergey Karasev [toujours présent au club]. Ces deux-là nous avaient fait la misère [ils avaient inscrit respectivement 16 et 27 points]. Je trouve que l’équipe de cette année a plus de talent mais le même engagement que celle d’il y a cinq ans.»

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Le nombre de victoires remportées par les clubs français face au Zenith, lorsque celui-ci s’appelait encore Triumph Lyubertsy. Une seule a été acquise en territoire russe, une performance réalisée par Le Mans, le 5 janvier 2010 (72-87). Les deux autres victoires tricolores ont eu pour cadre un Final Four de l’EuroChallenge. Celui de 2009, disputé à Bologne (Italie), avait vu le Cholet de Nando De Colo et Rodrigue Beaubois s’imposer en demi-finale (81-78).

Trois ans plus tard, à Debrecen (Hongrie), l’Elan Chalon réalisait la même performance, au même stade de la compétition (84-69). Nicolas Lang était présent dans l’effectif bourguignon (5 points inscrits). «Avec les clubs russes qui changent de nom tous les ans, je n’avais pas l’impression que c’était le même club que celui d’aujourd’hui, déclare-t-il. A l’époque, ils avaient 3 ou 4 bons joueurs, comme Davon Jefferson [l’ancien villeurbannais avait inscrit 26 points] et Sergey Karasev, qui était déjà là. Mais cette année, c’est encore un autre niveau. Il y a 7 ou 8 joueurs du calibre Euroleague. Certains étaient même en NBA il n’y a pas si longtemps

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Le nombre de matchs NBA que cumulent les joueurs du Zenith (contre 49 pour l’Asvel). Quatre éléments ont évolué dans la grande ligue nord-américaine. L’un d’eux, Shayne Whittington (27 matchs avec Indiana), n’a pas encore disputé la moindre minute avec le club russe, sans qu’on en connaisse la raison. Les trois autres sont en revanche des éléments majeurs de la formation russe. A commencer par l’ailier international Sergey Karasev (23 ans, 2,01 m), qui est revenu l’an dernier au sein de la formation dirigée par son père, Vasily, après une expérience mitigée outre-Atlantique, où il a compilé 95 matchs en trois saisons avec Cleveland et Brooklyn.

L’intérieur Drew Gordon (27 ans, 2,06 m), dont le petit frère Aaron évolue à Orlando avec Evan Fournier, n’a fait qu’un bref passage en NBA (9 matchs avec Philadelphie en 2014). Il s’était illustré il y a deux ans avec Châlons-Reims, en terminant deuxième meilleur rebondeur de la ProA (9,6 de moyenne) et deuxième à l’évaluation. Après une saison à Vilnius, il cartonne jusqu’à présent avec le Zenit, aussi bien en VTB League (18,5 points et 10,5 rebonds) qu’en EuroCup (13,5 points et 11 rebonds).

Enfin, le meneur argentin Nicolas Laprovittola (27 ans, 1,93 m) était le partenaire de Tony Parker aux Spurs au début de la saison dernière (18 matchs disputés), avant de rejoindre Vitoria. Il est de la même génération que Nicolas Lang, dont il a croisé la route à Auckland (Nouvelle-Zélande) en 2009, lors d’un match de classement du Mondial U19 remporté par l’Argentine (92-84). «Durant cette compétition, j’ai joué tellement de gars qui sont en NBA aujourd’hui que je ne me souviens même plus de l’avoir affronté», nous a confié l’arrière villeurbannais.

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Le nombre de médailles internationales obtenues par Vasily Karasev (46 ans), le coach du Zenith, lorsque celui-ci était joueur. Cet ancien arrière au shoot redoutable a fait les beaux jours de la sélection russe durant une dizaine d’années. Mais sans parvenir à remporter le moindre trophée. Vice-champion d’Europe juniors en 1990, il a échoué trois fois en finale d’une compétition majeure avec la grande Russie: lors du Championnat d’Europe 1993 (3e en 1997) et lors des Championnats du monde 1994 et 1998.

Lors du Mondial 1994, Karasev et ses partenaires avaient battu le pays hôte, le Canada (73-66), qui alignait notamment Steve Nash, Rick Fox et un certain J.D. Jackson, crédité de 6 points. «J’étais très jeune [25 ans], se souvient le coach de l’Asvel. Je me rappelle du match, mais pas particulièrement de lui. J’avais fait une connerie à la fin de la rencontre. Mais ce n’était pas un match super important, car nous étions déjà qualifiés

Vasily Karasev et J.D. Jackson se sont depuis recroisés en tant que coachs, sans plus de succès pour le Franco-Canadien, qui s’est incliné deux fois avec Le Mans contre le Triumph Lyubertsy en 2012, en phase de poules de l’EuroCup (71-76 et 68-77).

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