EuroCup: Cinq choses que vous ne savez peut-être pas sur Gran Canaria

Markus Eriksson, le meilleur scoreur de Gran Canaria

Marcus Eriksson, le meilleur scoreur de Gran Canaria (crédit: Gran Canaria)

Souvent relégué dans l’ombre des grands d’Espagne (Real Madrid, Barcelone, Vitoria…), Gran Canaria n’en reste pas moins un adversaire redoutable. Actuellement 3e ex-aequo de la Liga Endesa, la formation insulaire affiche le même bilan que celui de l’Asvel (2 victoires, 2 défaites), à qui elle rend visite ce mercredi pour le compte de la 5e journée de l’EuroCup. Voici cinq choses que vous ne savez peut-être pas sur ce club, qui fait partie des favoris pour la victoire finale…

Une référence en EuroCup

Valeur sûre du basket ibérique depuis une vingtaine d’années, même s’il court toujours après son premier trophée majeur, Gran Canaria est apparu sur la scène européenne en 2000 (éliminé au 1er tour de la Coupe Korac). Si le club basé à Las Palmas n’a jamais participé à l’Euroligue, il est en revanche régulièrement engagé en EuroCup, dont il n’a manqué que quatre éditions depuis la création de l’épreuve en 2002. Une constance qui se vérifie également dans ses résultats, puisqu’il n’a jamais été éliminé avant les quarts de finale lors des trois dernières éditions.

Battu en finale il y a deux ans par le Khimki Moscou (66-91 et 64-83), Gran Canaria a disputé au total 152 matchs dans la deuxième épreuve la plus prestigieuse du basket continental. Il n’est devancé que par Valence (182), l’Hapoel Jerusalem (170) et Unics Kazan (155). L’Asvel pointe quant à elle au 25e rang de ce classement, avec 74 matchs à son compteur, son meilleur résultat étant un quart de finale en 2006.

De même, les joueurs qui composent l’effectif actuel de Gran Canaria ont une expérience de l’EuroCup sans commune mesure avec celle des Villeurbannais. Ils cumulent ainsi 479 matchs dans cette compétition, contre 209 pour les joueurs de l’Asvel. A lui seul, le meneur espagnol Albert Oliver (39 ans) en a disputé 105, dont 66 sous le maillot de Gran Canaria, ce qui en fait le cinquième joueur le plus capé de l’histoire de l’EuroCup, après son compatriote Rafa Martinez (132), le Biélorusse Vladimir Veremeenko (130), l’Espagnol Alex Mumbru (116) et le Serbe Stefan Markovic (106), qu’il s’apprête à rejoindre.

Son coach a perdu une finale de Coupe d’Europe à Lyon

Gran Canaria est dirigé par un vieux routier du coaching ibérique, Luis Casimiro (57 ans), qui a succédé la saison dernière à Aito Garcia Reneses. Celui qui compte près de 600 matchs en Liga Endesa s’est révélé en 1998 avec Manresa, à qui il a offert son seul titre de champion d’Espagne, après avoir éliminé successivement le Real Madrid et Vitoria.

Sur la scène européenne, Luis Casimiro a obtenu son meilleur résultat sur le banc de Valence, avec qui il a disputé la finale de la dernière édition de la Coupe Saporta. Celle-ci s’était déroulée le 30 avril 2002, au Palais des sports de Gerland, et avait vu la victoire des Italiens de Sienne (82-71).

Par la suite, Luis Casimiro a entraîné des équipes moins cotées, comme Valladolid, Alicante ou Fuenlabrada, qu’il a fait monter en première division en 2005. Lors de son second passage à Valladolid, au cours de la saison 2011-2012, il a eu l’occasion de diriger deux anciens joueurs de l’Asvel : Hervé Touré et Curtis Borchardt, le très fragile pivot américain, qui n’a pas laissé un souvenir impérissable à Villeurbanne.

Invaincu sur le sol français depuis 2009

Gran Canaria s’apprête à débarquer à l’Astroballe fort d’un bilan positif face aux clubs français, qu’il a affronté uniquement en EuroCup (12 victoires, 8 défaites). Il a pris l’ascendant au cours de ces trois dernières années, avec 8 succès pour seulement 2 revers, tous concédés dans sa salle face à Strasbourg (76-85, le 6 janvier 2016, lors du Last 32) et Limoges (77-78, le 2 mars 2016, en 8e de finale retour).

A l’inverse, le club espagnol a remporté ses cinq derniers matchs disputés dans l’Hexagone : à Dijon (69-71, le 29 octobre 2014), à Villeurbanne (75-92, le 11 novembre 2014), au Mans (74-79, le 13 octobre 2015), à Strasbourg (68-79, le 3 février 2016) et à Limoges (65-82, le 24 février 2016). Sa dernière défaite sur le sol français lui a été infligée par Nancy, le 15 décembre 2009 (67-55).

Gran Canaria mène 4 à 2 dans ses confrontations avec l’Asvel. Il a remporté les trois dernières, dont deux sur le parquet de l’Astroballe (69-81, le 16 décembre 2008 et 75-92, le 11 novembre 2014), où il ne s’est incliné qu’une seule fois, le 4 décembre 2007 (94-86), lors du premier duel entre les deux clubs.

Un début de saison identique à celui de l’Asvel

Les deux formations ont la particularité d’être intraitables à domicile, mais beaucoup moins souveraines dès lors qu’elles se produisent à l’extérieur. Chacune a ainsi disputé six matchs sur son parquet, toutes compétitions confondues, et n’en a perdu aucun. En revanche, elles n’ont remporté qu’un seul succès hors de leurs bases, à l’occasion de leurs premiers déplacements de la saison (à Boulazac pour l’Asvel, à Saragosse pour Gran Canaria). Depuis, les Villeurbannais ont concédé cinq défaites consécutives et les Espagnols quatre.

Une attaque de feu

Après quatre journées en EuroCup, Gran Canaria possède la meilleure attaque parmi les 24 équipes engagées. La formation de Luis Casimiro a inscrit 363 points, soit 90,8 de moyenne. La marque est bien répartie, puisque 7 joueurs tournent à au moins 8 points de moyenne ; le meilleur scoreur étant le Suédois Marcus Eriksson (15,5 points), qui évoluait ces deux dernières saisons à Barcelone.

Le club des Canaries est presque aussi efficace dans son championnat domestique, où il affiche une moyenne de 89 points par match. Seuls le Real Madrid (91,8) et Barcelone (91,7) ont fait mieux jusqu’à présent.

Sachant que l’Asvel pointe au troisième rang des attaques les plus prolifiques en EuroCup (352 points inscrits, 88 de moyenne), les spectateurs de l’Astroballe peuvent espérer assister à un match spectaculaire, avec un score élevé.

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