«David Lighty nous a manqué l’an dernier», reconnaît J.D. Jackson

David Lighty

David Lighty (crédit: FIBA/JC.MENGUI)

Après une saison passée en Italie, l’ailier américain, double champion de France, a réintégré l’effectif villeurbannais qui débute sa saison ce dimanche face à Limoges…

Ce fut la première recrue de l’intersaison. Celle qu’on n’attendait pas forcément. Un an après avoir quitté Villeurbanne où il avait évolué durant deux saisons, David Lighty is back ! Et toute l’Asvel s’en réjouit. Car les tensions apparues l’an dernier, avec la mise à pied de Walter Hodge et de Nikola Dragovic, lui ont permis de mesurer le poids de l’absence de l’ailier américain, un élément stable, qui fut l’un des principaux artisans du titre remporté en 2016.

«Il nous a manqué l’an dernier, aussi bien sur le terrain qu’au niveau humain, reconnaît J.D. Jackson. C’est un joueur très apprécié et c’est génial de l’avoir dans notre effectif», ajoute le coach villeurbannais, qui explique les raisons de cette courte séparation. «Il est parti parce que nous avions des choix à opérer, en fonction des contrats en cours et du changement de réglementation, avec le passage de 5 à 4 Américains», souligne-t-il.

En Italie, j’ai progressé dans ma connaissance du jeu

«Ça fait partie du business, constate le joueur, MVP des finales 2013 remportées avec Nanterre. J’ai eu la chance d’aller en Italie, où cela s’est bien passé jusqu’à ce que je me blesse et que je sois transféré [de Trente à Sassari]. Là-bas, j’ai progressé dans ma connaissance du jeu. J’ai appris à mieux lire les défenses, car en Italie le jeu est plus statique», avance-t-il.

David Lighty aurait pu rester de l’autre côté des Alpes. Venise, le champion en titre, lui avait manifesté de l’intérêt. Les New Orleans Pelicans (NBA) aussi. «Mais ils ne pouvaient pas me garantir un contrat à l’année, indique-t-il. Plus jeune [il a 29 ans] j’y serais allé, mais aujourd’hui, je suis père de famille et je préfère ne pas prendre de risques

Il ne faut pas croire que le talent fera la différence

D’où son retour à l’Asvel, où Tony Parker lui a offert un contrat de deux ans, avec la perspective de disputer l’EuroCup dès cette année et l’Euroleague dans un an. «Je connais la maison, l’ambiance qui y règne, c’est pour ça que je suis revenu. Jouer l’EuroCup a été aussi un facteur déterminant», admet celui qui a été l’un des meilleurs Villeurbannais durant la présaison. «Il a fait une super préparation et a eu un impact très positif dans le groupe», confirme J.D. Jackson.

«Le coach attend que je sois plus vocal, que je montre l’exemple et que je fasse le lien avec tous les joueurs», indique David Lighty, séduit, comme beaucoup, par le profil de cette Asvel new look. «Sur le papier, nous avons une super équipe. Mais il ne faut pas croire que le talent fera la différence. Nous devons construire une cohésion d’équipe et nous assurer que notre niveau d’intensité soit le plus haut possible.» Un discours de leader, assurément.

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