Disparition d’Ousmane Aribot, le premier joueur noir de l’Asvel

Ousmane AribotAuteur du doublé coupe-championnat avec l’Asvel en 1957, Ousmane Aribot est décédé durant l’été à l’âge de 84 ans…

L’information est tombée durant la période estivale et est passée complètement inaperçue. Elle nous a été signalée par Arnaud Lecomte, notre confrère du quotidien L’Equipe. Ousmane Aribot, ancien joueur de l’Asvel de 1955 à 1960, est décédé le 23 juillet dernier à l’âge de 84 ans. Celui qui fut le premier joueur noir à porter le maillot villeurbannais s’est éteint en Guinée, son pays d’origine, où il était très respecté.

Ancien directeur général de la Société des eaux de Guinée, Ousmane Aribot a en effet piloté de grands projets qui ont permis de généraliser l’accès à l’eau potable pour la population guinéenne. Cela lui a d’ailleurs valu le surnom de «Monsieur Eau.»

Ousmane Aribot a également contribué au développement du basket dans son pays. Il fut ainsi entraîneur de l’équipe nationale, directeur technique national puis président de l’Association sportive de Kaloum (ASK). Pour honorer la mémoire de celui qui était considéré comme un précurseur, la fédération guinéenne de basket avait décidé d’annuler tous les matchs prévus le week-end qui ont suivi ses obsèques.

C’était un coéquipier modèle

C’est au Foyer français de Conakry qu’Ousmane Aribot débute le basket. Recommandé à André Buffière, il débarque à Villeurbanne en 1955. Alors étudiant, il remporte le titre de champion de France dès sa première année, même s’il ne joue pas les phases finales.

En revanche, la saison suivante, il prend pleinement part à la conquête du doublé coupe-championnat, le seul réalisé par l’Asvel, qui alignait à l’époque Henri Rey, Gérard Sturla, Reymond Sahy, Antoine Muguet, Guy Fiorini, Pierre Jolivet et Henri Grange, le dernier joueur de l’effectif encore en vie.

«Ousmane, que l’on surnommait Gégène, était un garçon très gentil, qui avait toujours le sourire. C’était un coéquipier modèle et le chouchou de la Maison des sports, nous a confié ce lundi Gilbert Lamothe, qui fut son partenaire durant trois ans (1957 à 1960). Il n’était pas très adroit, mais il était doté de qualités physiques exceptionnelles. Je ne l’ai jamais revu après son départ de Villeurbanne, mais je savais qu’il avait une bonne situation», a-t-il ajouté, ému.

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *