Et si on se disait tout… Amara Sy ? (seconde partie)

Après nous avoir dévoilé une facette de sa personnalité, Amara Sy revient sur quelques-uns des faits marquants de sa carrière…

Amara Sy

Amara Sy (crédit : Obuzzer)

Quel est votre premier souvenir lié au basket ?

A l’âge de 10 ans, lorsque ma famille a quitté le 18e arrondissement de Paris, où j’ai grandi, pour emménager à Cergy. De notre balcon, j’avais vu un mec jouer seul au basket. Je ne connaissais absolument rien à ce sport. Le lendemain, je suis allé sur le terrain où il y avait une cinquantaine de gamins qui jouaient avec la musique à fond. J’ai totalement adhéré, même si j’ai continué à pratiquer le foot. Et j’ai fini par craquer à l’âge de 14 ans.

Quel souvenir gardez-vous de votre premier match pro ?

C’était à l’Astroballe, contre Antibes, lors de la saison 1999-2000 (le 6 novembre 1999). J’ai touché mon premier ballon sur une remise en jeu de Mous Sonko. J’ai remonté la balle et comme personne ne m’attaquait, je suis allé directement au panier inscrire mes premiers points. Au total, j’en ai marqué quatre en trois minutes.

Quel est votre meilleur match ?

Je n’en ai aucune idée. En revanche, je me souviens du plus mauvais.

Et donc ?

C’était avec l’Asvel, lors d’un match à Paris. J’ai perdu énormément de ballons et j’ai réalisé un – 8 d’évaluation. Une cata !

Quel est votre meilleur souvenir ?

Le titre de champion de France Espoirs avec l’Asvel en 2000. C’est le premier trophée important que j’ai remporté, avec une super bande de potes. Nous avions réalisé une saison extraordinaire.

Votre plus grosse déception ?

Ce qui me vient tout de suite à l’esprit, c’est la défaite contre l’Asvel, la saison dernière, en demi-finales des play-offs. J’avais quitté l’Asvel un an auparavant et comme par hasard, on se fait éliminer par mon ancien club, qui allait ensuite être sacré champion de France. Durant cette série, nous n’avions pas pu lutter avec nos armes. Moi-même je n’étais pas à 100 % en raison d’une blessure à l’oeil. Ce fut très frustrant.

Quel est votre plus grand regret ?

Ne pas avoir remporté un titre avec Orléans où j’ai passé deux saisons (2010-2012), avec des supporters extraordinaires. J’aurais aimé leur apporter un titre, n’importe lequel. D’autant que j’en ai gagné partout où je suis passé.

N’éprouvez-vous pas de regret de ne pas avoir évolué en NBA ?

Non, car j’ai tout fait pour y arriver. Je suis même allé en D-League ! Si je n’ai pas évolué en NBA, c’est que je n’y avais pas ma place ou bien que ce n’était pas mon heure. La NBA, c’est une question de chances, d’opportunités, d’époque.

Quel joueur vous a le plus marqué ?

Rico Hill, avec lequel j’ai évolué au Mans (en 2002-2003). Extraordinaire ! C’est marrant, j’ai parlé de lui il y a 2 ou 3 jours à mes coéquipiers de Monaco. Quand il est arrivé au Mans, il ne mettait pas un pied devant l’autre. Il est reparti quelques semaines aux Etats-Unis et quand il est revenu, c’était Michael Jordan ! Trop fort ! Il a été élu MVP. Il marchait sur tout le monde cette année-là. Malheureusement pour lui, il n’a pas confirmé par la suite.

Quel est le joueur le plus fort que vous ayez affronté ?

Danny Strong (passé par Gravelines et Le Havre). Ce n’était pas le meilleur, mais j’avais beaucoup de mal face à lui. Sinon, Dewarick Spencer (champion de France et MVP de Pro A avec Roanne en 2007). Et en Europe, Arvydas Macijauskas.

Quel joueur aimeriez-vous revoir ?

Charles Gaines, un ancien coéquipier à l’Asvel (en 2005-2006). C’était mon pote. Il a passé une semaine chez moi à Cergy. Nous sommes restés longtemps en contact jusqu’à ce qu’il parte en Chine (en 2009).

Quel est le joueur le plus chambreur ?

Yohann Sangaré (rires). Il abuse !

Quel est le joueur le plus sympa ?

Yohann ou Georgi Joseph.

Quel est le joueur le plus méchant ?

Il n’y en n’a pas dans mes connaissances.

Quel entraîneur vous a le plus marqué ?

Vincent Collet. Bogdan Tanjevic aussi. Malheureusement je n’ai joué qu’une saison sous ses ordres. A l’époque, ma connaissance du basket n’était pas la même que celle j’avais avec Vincent. Avec Tanjevic, je voulais juste jouer. Je suis peut-être passé à côté de plein de choses. Avec Collet, j’étais davantage concerné.

Je prenais tous les jours des soufflantes de la part de Tanjevic

Quel est le pire entraîneur que vous ayez connu ?

Ça ne se dit pas !

Quelle est la plus grande soufflante que vous ayez pris ?

J’en prenais tous les jours de la part de Tanjevic. A la longue, ça ne me faisait ni chaud ni froid. Mais je l’en remercie encore aujourd’hui. C’est lui qui a lancé ma carrière. Il avait donc le droit de me crier dessus.

Quelle est votre salle de basket préférée ?

L’Astroballe ! Et de loin ! Ça va me faire bizarre le jour où l’Asvel déménagera dans sa nouvelle salle. Mais je ne jouerai peut-être plus à ce moment là.

Le déménagement est prévu en 2020. Vous aurez alors 39 ans. Alain Gilles a bien joué jusqu’à 40 ans…

C’est vrai. On verra déjà comment se passe la saison à venir.

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