John Roberson: «Je n’ai pas encore abandonné l’idée d’évoluer en NBA»

John Roberson

John Roberson face au Limougeaud Kenny Hayes qu’il retrouvera prochainement en EuroCup (crédit: Obuzzer)

A la veille d’affronter Levallois, le meneur américain de l’Asvel est revenu sur ses dernières performances en EuroCup dont il est le troisième meilleur marqueur (17,4 points de moyenne). John Roberson (29 ans) évoque également son parcours, son avenir, et ses rêves de NBA…

Que vous inspirent les deux derniers matchs d’EuroCup qui se sont achevés après prolongation et durant lesquels vous avez flambé?

Celui contre Gran Canaria est l’un des plus fous que j’ai joués dans ma carrière, avec ces trois prolongations. Nous nous sommes bien battus. Nous avons eu un excellent état d’esprit durant toute la rencontre et nous sommes allés chercher cette victoire (128-129) qui était très importante pour terminer premiers de notre poule. A Kazan, nous avons bien joué, surtout en seconde période où nous avons très bien défendu. Nous avons fait beaucoup d’efforts pour rester dans le match mais en prolongation nous n’avons pas très bien joué. Nous avons manqué beaucoup trop d’opportunités et cela nous a coûté cher (défaite 88-84). Le point positif pour la suite, c’est que l’équipe n’abandonne jamais.

Quel regard portez-vous sur vos performances individuelles et notamment votre carton réalisé contre Gran Canaria (42 points)?

J’étais tellement content d’avoir gagné le match que je n’ai pas fait attention à ma performance. Je me suis dit que j’aurais pu faire beaucoup mieux car j’ai notamment loupé trois lancer-francs et des tirs. Cela m’est resté en travers de la gorge parce que nous aurions pu gagner le match plus tôt.

C’est un honneur de faire partie de l’histoire de l’EuroCup

Etes-vous conscient que cette performance a marqué les esprits en Europe?

J’ai vu que beaucoup de vidéos ont tourné. C’est un honneur d’être reconnu de la sorte, de faire partie de l’histoire de l’EuroCup, parce que j’ai joué un grand rôle dans un match qui va devenir un classique de cette compétition et du basket européen. Les gens vont s’en souvenir.

Votre agent a-t-il été davantage sollicité ces dernières semaines?

Peut-être, peut-être pas (sourire)… Je ne peux pas vraiment en parler. Je sais que mes performances ont été remarquées. Ce qui m’importe, c’est de continuer à bien jouer et à gagner des matchs.

Quand je suis arrivé en Suède, je ne pensais qu’à marquer des points

Réalisez-vous le chemin parcouru depuis vos trois années passées en Suède, à Södertälje (2012-2015)?

C’est un long chemin. Je suis fier de ce que j’ai accompli, de chaque étape. J’ai appris beaucoup de choses et rien n’arrive par hasard. Chaque décision que j’ai prise depuis ma première année en Suède m’a permis d’arriver là où j’en suis aujourd’hui.

En quoi êtes-vous un joueur différent?

Quand je suis arrivé en Suède, je ne pensais qu’à marquer des points. Je suis tombé sur un super coach, Vedran Bosnic, qui voulait faire de moi un très bon meneur européen. Il m’a donc appris à jouer le pick and roll, à passer la balle, à contrôler le tempo, à impliquer mes coéquipiers. Mon jeu s’est donc développé. Je sais que je peux faire plus de choses et ne plus me contenter que de tirer.

Je regarde beaucoup de vidéos de Stephen Curry sur YouTube et j’essaie de reproduire ses « moves »

Que vous a apporté Jean-Denys Choulet?

Il m’a donné la plus belle opportunité de ma carrière et je lui en serais toujours reconnaissant. Il m’a donné ma chance alors qu’on ne me connaissait pas forcément. Il a pris un énorme risque en faisant de moi le joueur majeur de son équipe. Il m’a fait confiance pour prendre les bonnes décisions sur le terrain. Son organisation était parfaite pour moi. Il est très exigeant et vous demande sans cesse de travailler. Cela m’a beaucoup aidé, jusqu’à aujourd’hui.

Quels sont vos objectifs pour la suite de votre carrière sur un plan individuel?

Mon rêve a toujours été d’évoluer en NBA et je n’ai pas encore abandonné cette idée. Je travaille dans cette direction. Je veux surtout être le meilleur joueur possible. Je ne sais pas quelle sera la suite de ma carrière, mais si je travaille dur, le reste viendra naturellement.

Quelle est votre équipe préférée en NBA?

Les Warriors ! Stephen Curry est mon joueur préféré. Je regarde beaucoup de vidéos de lui sur YouTube et j’essaie de reproduire ses «moves».

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