Sandrine Gruda: «Je ne reviens pas en France définitivement»

Sandrine Gruda

Sandrine Gruda a participé ce mercredi à son premier entraînement avec Lyon Asvel (crédit: Florent Larronde)

En attendant qu’un club européen d’envergure vienne frapper à sa porte, l’intérieure internationale a accepté de donner un coup de main au club de Tony Parker…

Cinq jours après l’annonce de son arrivée au Lyon Asvel Féminin, Sandrine Gruda (30 ans, 1,93 m) a participé ce mercredi à son premier entraînement collectif. Accompagnée de son photographe, l’intérieure internationale s’est prêtée auparavant au jeu des questions-réponses devant un auditoire clairsemé. De fait, seulement quatre journalistes ont recueilli les confidences de ce monument du basket français, qui évoluait depuis dix ans à l’étranger (Ekaterinbourg, Istanbul, Los Angeles). Rien à voir avec l’effervescence médiatique qu’avait suscitée, six ans plus tôt, la présence de Tony Parker à l’Asvel durant le lock-out NBA. Qu’importe.

Ça vaut autant qu’un gros contrat

La joueuse et les dirigeants du club sont ravis de «faire un bout de chemin» ensembles. Car entre eux, le deal est clair: Sandrine Gruda vient effectuer une pige de deux mois, le temps de l’indisponibilité de Djéné Diawara, blessée à un doigt et dont l’arrêt de travail court jusqu’au 14 décembre. «Je ne reviens pas en France définitivement. Je profite d’une opportunité», souligne Sandrine Gruda, qui pourrait faire ses valises avant la date butoir si un club étranger évoluant en Euroligue venait à la solliciter.

Quelle que soit la durée de son séjour à Lyon, la Martiniquaise compte mettre ce temps à profit pour «transmettre (s)on savoir» à un groupe en difficulté (4 défaites en 5 journées de LFB). «Je le fais par plaisir. J’aurai pu rester dans ma zone de confort. J’ai préféré en sortir pour enrichir mon expérience et m’élever en tant qu’individu. A partir du moment où je sais que je peux apporter quelque chose à une équipe ou à plusieurs personnes, ça vaut autant qu’un gros contrat», affirme-t-elle.

C’est inespéré

«Pour moi aussi ce sera une expérience enrichissante, car je n’ai jamais dirigé une joueuse de ce calibre, se réjouit Valéry Demory. J’en ai pourtant entraîné des bonnes et j’ai gagné des titres. Mais, avec Céline Dumerc, Sandrine est au-dessus du lot en France.» Pour le coach lyonnais, la présence de la championne d’Europe 2009 au sein de son effectif, c’est un peu Noël avant l’heure. «C’est inespéré, confirme-t-il. Lorsque nous avons cherché une remplaçante à Djéné, nous avons constaté qu’il n’y avait rien sur le marché, ou alors des joueuses très moyennes à des tarifs pas possibles. C’est pourquoi nous avions décidé de conserver l’équipe en l’état. Jusqu’à ce que l’opportunité de Sandrine se présente.»

Valéry Demory ne doute pas de la plus-value que la joueuse aux 161 sélections en équipe de France va apporter à son groupe, même pour un temps limité. «Certaines joueuses vont apprendre terriblement à son contact. Elle va les rendre meilleures et les libérer de certaines responsabilités.» On devrait en avoir un premier aperçu dès samedi, à Montbrison: Sandrine Gruda étrennera le maillot de Lyon Asvel lors d’un 16e de finale de Coupe de France, puisque la FFBB a homologué son contrat ce mercredi.

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