Théo Malédon, un petit prodige à l’Asvel

Théo Malédon

Théo Malédon (crédit: Obuzzer)

Coup de projecteur sur l’un des plus grands espoirs du basket français (article publié dans la nouvelle page sports de Tribune de Lyon, le 21 septembre dernier)…

C’est l’un des nouveaux visages de l’Asvel, celui sur lequel le club de Tony Parker fonde beaucoup d’espoir. A 16 ans, Théo Malédon jouit déjà d’une belle réputation. Ce meneur de jeu de grande taille (1,92 m) est en effet considéré comme l’un des meilleurs joueurs européens de sa génération. Un statut qu’il a assumé cet été au Monténégro en conduisant l’équipe de France U16 au sacre continental. «C’est le talent à l’état pur. Il a le profil pour évoluer en NBA», dit de lui Tahar Assed-Liégeon, le directeur du Centre fédéral à Paris.

C’est au sein de cette usine à champions, fréquentée avant lui par Tony Parker et Boris Diaw, que Théo a fait ses classes ces deux dernières années. Mais c’est en Normandie qu’il a effectué ses premiers dribbles, à l’âge de 3 ans, inspiré par ses parents et sa sœur aînée. «Le basket était une évidence», sourit timidement cet enfant de la balle, qui a toujours été précoce.

Il faut lui laisser le temps de s’adapter à un nouveau monde, celui des hommes

Entré au Centre fédéral avec un an d’avance, Théo a décidé de quitter cette structure deux ans avant la fin de son cursus pour rejoindre l’Asvel. «Je voulais me frotter au monde professionnel et je me suis senti prêt à franchir le pas», confie-t-il. A Villeurbanne, son apprentissage du haut niveau s’effectuera dans un premier temps lors des entraînements, les week-ends étant consacrés aux matchs de l’équipe Espoirs. «Pour lui comme pour moi, ce sera une année de découverte», annonce J.D. Jackson, le coach de la «Green Team», qui pourrait tout de même donner quelques minutes de jeu à Théo Malédon dès cette saison avec l’équipe première.

«Il faut lui laisser le temps de s’adapter à un nouveau monde, celui des hommes», ajoute-t-il, pointant l’un des axes de progression du prodige. «C’est un très bon élève, qui assimile rapidement les choses, mais il est un peu trop aux ordres. Un meneur de jeu doit être un leader. C’est ce qu’il doit développer. Il ne doit pas hésiter à s’exprimer, à tenter des choses, quitte à échouer. Mais ça peut aller très vite avec un joueur doté de ce talent.» Et de citer en exemple Frank Ntilikina, l’ancien meneur de Strasbourg, qui s’apprête, à 19 ans, à débarquer en NBA, deux ans seulement après ses débuts professionnels.

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