T.J. Parker a déjà rendez-vous avec l’histoire

TJ Parker

T.J. Parker a succédé à J.D. Jackson le 15 janvier dernier.

Le successeur de J.D. Jackson peut devenir le premier coach de l’histoire du club à remporter ses six premières rencontres en cas de succès devant l’Unics Kazan et Pau-Lacq-Orthez, en visite cette semaine à l’Astroballe. Mais dans un premier temps, il y a un billet pour les quarts de finale de l’EuroCup à valider ce mercredi devant la formation russe…

Il a remis en ordre de marche une formation trop souvent branchée sur courant alternatif, qui n’adhérait plus au discours de J.D. Jackson. Successeur du Franco-Canadien dont il était auparavant l’assistant, T.J. Parker réalise jusqu’à présent un sans faute sur le banc de l’Asvel. Pour sa première expérience en tant que coach principal, le frère du «proprio» a remporté ses quatre premières rencontres (2 en Pro A et 2 en EuroCup). Pas de quoi cependant lui faire tourner la tête. «Je n’y fais pas attention, affirme-t-il. C’est bien pour l’équipe, mais après chaque victoire je pense au match suivant.»

Celui qui arrive peut propulser l’Asvel en quart de finale de l’EuroCup, avant-même la dernière journée du Top 16. Mais pour cela il faudra battre l’Unics Kazan, ce mercredi, à l’Astroballe. «Ce serait préférable, plutôt que d’aller jouer notre qualification la semaine prochaine à Reggio d’Émilie, où Limoges a perdu de 30 points (87-54) et où Kazan s’est également incliné (76-75)», avertit T.J. Parker, à la veille d’une soirée qui pourrait se révéler historique.

Quand je parle avec mon frère, il me dit que l’objectif du club est de gagner toutes les compétitions

Le nouveau coach de l’Asvel peut en effet égaler la performance de Georges Darcy, le seul entraîneur de l’histoire du club à avoir débuté son mandat par cinq succès ! C’était il y a 55 ans, quelques semaines après avoir succédé à Gérard Sturla, qui avait été démis de ses fonctions en cours de saison. Georges Darcy réalisa la passe de cinq (succès en championnat devant Le Mans, Tours, Graffenstaden et Bordeaux et en Coupe de France à Clermont), avant de subir sa première défaite lors de son sixième match disputé à Auboué (46-38, le 3 février 1963).

T.J. Parker a donc l’occasion de faire aussi bien, voire mieux que son aîné récemment décédé, en cas de double succès cette semaine à domicile devant Kazan et Pau-Lacq-Orthez. Mais il sait pertinemment qu’il ne demeurera pas invaincu éternellement. «Bien sûr que je vais perdre des matchs ! Mais pourquoi ne pas prolonger cette série de victoires le plus longtemps possible. Avec cette équipe, on peut le faire», lance-t-il, ambitieux et déterminé comme l’est son illustre frère. «Quand je parle avec lui, il me dit que l’objectif du club est de gagner toutes les compétitions. Cela a le mérite d’être clair», sourit-il.

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