Valéry Demory effondré après la blessure d’Ingrid Tanqueray

Ingrid Tanqueray

Ingrid Tanqueray (crédit: Obuzzer)

Le coach de Lyon Asvel, qui devra certainement se passer de sa meneuse jusqu’à la fin de la saison, avait du mal à savourer le succès de son équipe devant Lattes-Montpellier…

Pour sa première à l’Astroballe, Lyon Asvel s’est imposé ce dimanche devant le vice-champion de France en titre (67-64). Une performance que le club lyonnais n’avait jamais réalisé du temps où celui-ci s’appelait Lyon Basket Féminin. Mais ce succès a été ternit par la grave blessure au genou droit d’Ingrid Tanqueray, qui s’est effondrée sur le parquet à 44 secondes de la fin du match, alors qu’elle venait de valider un nouveau double-double (10 points et 13 passes). «A priori, ce sont les ligaments croisés, a annoncé Valéry Demory, les larmes aux yeux, lors de la conférence de presse d’après-match. J’en mets ma main à couper. Elle s’est blessée exactement comme moi en 1998. Je suis donc sûr de moi, malheureusement. J’en ai pleuré dans les vestiaires. Ça ternit forcément notre victoire. Je suis effondré parce que c’est une bonne gamine. Depuis quelques matchs elle portait l’équipe et là je sais qu’elle en a pour un an. C’est terrible pour elle et pour nous parce que je ne sais pas comment on va faire.»

C’est peut-être une victoire qui va nous coûter cher

Le club lyonnais n’est décidément pas épargné par les blessures depuis le début de la saison. Contre Lattes-Montpellier, les Lionnes ont dû composer avec les absences des intérieures Marième Badiane et Djéné Diawara. «Il y a des années comme ça, a déclaré Valéry Demory, fataliste. Pendant mes dix ans à Lattes-Montpellier, je n’ai jamais connu une telle hécatombe.»

Le coach rhodanien avait donc du mal à savourer la performance de ses joueuses, même s’il a tenu à les féliciter. «On a pourri le match en défense. On savait que physiquement on ne pouvait pas rivaliser, alors on a tenté un pari en faisant déjouer notre adversaire et en fermant la raquette. Cela a fonctionné, les filles m’ont écouté. Je suis hyper content pour elles parce que tactiquement nous avons fait d’énormes progrès. Malheureusement, je ne saute pas au plafond parce qu’Ingrid s’est blessée. C’est peut-être une victoire qui va nous coûter cher», a-t-il ajouté, conscient qu’il lui sera difficile de remplacer la Normande.

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