Vidéo: Il y a 20 ans, Rémi Rippert terrassait Barcelone d’un shoot au buzzer

Rémi Rippert

Rémi Rippert

A l’occasion du vingtième anniversaire de la participation de l’Asvel au Final Four de l’Euroligue, la dernière d’un club français, Obuzzer vous propose de revivre l’épopée villeurbannaise au travers de témoignages des principaux protagonistes. Héros de la victoire remportée devant Barcelone au Palais des sports de Gerland, Rémi Rippert inaugure cette série…

C’est un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Celui où les clubs français pouvaient rivaliser avec les mastodontes du basket européen dans la plus prestigieuse des compétitions, l’Euroligue, à laquelle ils ne sont désormais plus conviés.

Il y a vingt ans, justement, l’Asvel s’était offert une épopée magistrale dans cette épreuve organisée encore à l’époque sous l’égide de la Fiba, et qui réunissait pour la première fois les 24 meilleures formations du continent.

A la surprise générale, l’Asvel, sauvée cinq ans plus tôt de la liquidation judiciaire par le duo Marc Lefebvre-Francis Allimant, se qualifia pour le Final Four de Rome, une performance qu’aucun club français n’a plus jamais réalisée.

Cornaquée sur le terrain par le coach Grégor Beugnot et le meneur américain Delaney Rudd, la formation villeurbannaise multiplia les exploits tout au long de la saison. Elle avait pourtant hérité lors de la première phase de poules des deux finalistes de la précédente édition, le Panathinaïkos et le FC Barcelone.

Nous n’avions pas nos repères au Palais des sports de Gerland

Le club catalan, alors vice-champion d’Europe, dû cependant s’avouer vaincu devant la «Green Team», aussi bien sur son parquet (78-81) que lors du match retour disputé exceptionnellement au Palais des sports de Gerland, le 12 décembre 1996. «On s’attendait à ce que le Barça soit revanchard après notre succès remporté lors du match aller», témoigne Rémi Rippert, héros improbable du succès villeurbannais (91-90 a.p.).

Confiné habituellement aux tâches obscures, l’intérieur avignonnais fut en effet l’auteur du tir victorieux, inscrit au buzzer de la prolongation, après une passe délivrée par son pote, Laurent Pluvy. «Je n’avais pas le choix, je devais prendre la responsabilité de ce tir car il restait très peu de temps», se souvient Rémi.

Ce dénouement fut longtemps inenvisageable tant les Barcelonais dominèrent les débats. Au point d’éteindre complètement l’ambiance du Palais des sports de Gerland, où l’Asvel s’était déjà inclinée trois semaines plus tôt devant le champion d’Europe en titre, le Panathinaïkos (74-80). «Nous n’avions pas nos repères dans cette salle qui était difficile, un peu froide, avec un grand espace derrière les panneaux et un parquet irrégulier, rappelle Rémi Rippert. Ce n’est pas là où nous avons produit notre meilleur basket, même lorsque nous affrontions Jet Lyon [le club résident].»

Dix points de retard à 90 secondes de la fin du temps réglementaire

Handicapés par les absences sur blessure d’Alain Digbeu et du regretté Ronnie Smith, martyrisés dans la raquette par les géants Quique Andreu (2,07 m), Ramon Rivas (2,08 m) et Roberto Dueñas (2,21 m), les Villeurbannais coururent après le score durant toute la rencontre. A 90 secondes de la fin du temps réglementaire, ils accusaient encore un retard de dix longueurs (63-73), avant que Laurent Pluvy ne sonne la révolte et n’arrache la prolongation d’un ultime tir à trois points.

La tâche de l’Asvel se compliquait encore au début de la prolongation, avec la sortie pour cinq fautes de Jim Bilba, qui succédait à celle de Jimmy Nébot. Grégor Beugnot lançait alors Rémi Rippert au poste de pivot. Avec l’issue que l’on connaît. «C’est probablement la seule fois de ma carrière professionnelle où j’ai inscrit le panier de la victoire, affirme l’intéressé. Cela m’est peut-être arrivé en espoir ou avec l’équipe de France militaire, mais en pro, je n’en ai pas le souvenir.»

J’ai fait gagner beaucoup plus de matchs en oeuvrant pour le collectif

L’ancien international ne tire aucune gloire de cet épisode, même s’il a pu montrer la vidéo à ses enfants, Lisa et Tim qui a rejoint cette année le centre de formation d’Antibes où il évolue avec les U18. «Ce serait réducteur de résumer ma carrière à ce tir», estime Rémi. «Je pense avoir fait gagner beaucoup plus de matchs en oeuvrant pour le collectif», ajoute celui qui s’est retiré des parquets en 2000, fier de son parcours et des ses quatre saisons passées au sein de la maison verte. «Mes meilleures années», lâche-t-il.

Etabli aujourd’hui dans le Gard, où il s’est reconverti dans la promotion immobilière, Rémi Rippert (45 ans) peut également se targuer d’avoir été le premier joueur à inscrire un panier à l’Astroballe. C’était le 20 avril 1995, contre Jet Lyon (77-69), en 8es de finale retour des play-offs. Malheureusement, le résumé vidéo disponible sur YouTube a occulté cette action historique.

RÉMI RIPPERT DIGEST

Né le 16 juillet 1971 à Avignon

2,04 m

Intérieur

  • Parcours en club

1986-1991: ES Avignon

1991-1994: ASA Sceaux

1994-1998: Asvel

1998-2000: PSG Racing

2000-2001: Cholet

2001-2002: Cholet puis Elan Chalon

  • Parcours en équipe de France

17 sélections et 28 points inscrits, de 1997 à 1999

Dispute l’Euro 1997 (10e)

  • Palmarès

Vainqueur de la Coupe de France avec l’Asvel en 1996 et 1997

Champion de France NA2 avec Sceaux en 1993

Champion du monde militaire en 1991

Partager

3 Replies to “Vidéo: Il y a 20 ans, Rémi Rippert terrassait Barcelone d’un shoot au buzzer”

  1. j y. etais.nous avons organise le deplacement a rome.que de souvenirs et de nuits passees pour gerer

  2. Quel plaisir de revoir cela….
    Quels souvenirs…
    et quelle Super Équipe !
    cela me fait un énorme plaisir de les revoir
    20 ans déjà c’est incroyable
    j’étais bien sur, déjà un fidèle abonné de l’ASVEL
    Merci

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *